Boombox #1 : Mézigue

Pour ce premier Boombox nous sommes allés à la rencontre de Mézigue, jeune DJ Parisien appartenant à la génération montante de la scène électronique parisienne. Membre du collectif D.ko, organisant des soirées dans des lieux mythiques de l’univers underground de la capitale, il est également cofondateur du jeune mais très prometteur label D.ko records, venant tout juste de sortir son premier vinyle avec un EP intitulé ‘Coeur D’artichaut‘.

Présente toi en quelques mots … Qui est Mézigue?

« Mézigue c’est moi, dj et producteur parisien appartenant au D.KO crew! Vous allez surement vous demander pourquoi Mézigue? Pour une raison très simple, car cela veut dire « moi » en argot parisien. J’ai plusieurs pseudos, mais c’est un secret, cela viendra plus tard… si vous êtes sage! »

Qu’est-ce que le collectif D.ko?

« Le collectif D.ko c’est un regroupement d’amis qui partage une même vision de la musique. On est Djs, producteurs, mais avant tout amoureux de la musique. Le crew est composé de BrielSmoll, Flabaire, Mad rey ainsi que Paso notre aficionado allemand et puis moi… D.ko à l’origine est un collectif de Dj qui organisent des soirées dans quelques bars de la capitale notamment La Karambole avec les soirées Keep D.Ko Alive, ensuite on a réussi à chopper des boîtes et à organiser des soirées dans un endroit, puis un autre, tout s’est bien enchainé. Il faut savoir que depuis le début, l’objectif du collectif D.ko était de venir à la production. Du coup maintenant nous nous occupons d’organisation de soirées, de la promotion et de la production musicale. Désormais nous avons un label (enfin!!) qui est un label House et nous avons un autre projet pour un sub-label, Techno cette fois-ci, à venir dans les prochains mois on l’espère… »

D’où vous est venu ce nom? C’est un délire entre vous ou ces 3 lettres veulent vraiment dire quelque chose?

« Oui cela veut vraiment dire quelque chose, ça veut dire ‘déconnexion’.. et oui c’est vraiment un délire, cela vient du blase d’un de nos potes qu’on appelle ‘Déco’ (et qui est vraiment déconnecté au passage (rires) ). Et au moment de trouver un vrai nom on s’est dit que la musique était vraiment un moyen de déconnexion et une forme d’évasion. Du coup on a pris le pris le blase de notre pote, on a mystifié la chose et le nom D.ko a vu le jour! »

En tant que cofondateur du nouveau label D.ko Records, parles-nous un peu de votre nouveau bébé et des raisons pour lesquelles vous vous êtes lancés dans la production?

« D.ko records c’est notre premier label (House, Deep-house), inspiré notamment d’une connotation « french touch » et d’un tas de trucs qui nous parlent et nous rassemblent. On s’est lancé dans la production car on avait envie de diffuser les morceaux qu’on avait entre les mains, mais la musique vaut plus que les mots donc j’ai qu’une seule chose à vous dire : allez écouter !! Dans les artistes qu’on produit, il y a Paso, Flabaire , Mad rey qui sont sur le premier disque, il y a un remix de Petr Serkin qui est un Russe avec qui on travaille et qui a déjà plus d’expérience que nous et déjà quelques disques à son actif. Notre deuxième disque est un EP s’intitulant Quartier Sex’signé par Mad rey qui arrive d’ici quelques mois j’espère, normalement la sortie est prévue courant mars, on a déjà reçu les test-press… Après en projet à venir il y a la création d’un ‘sub-label’ au sein même du label D.ko records, un sub label Techno dont le nom est encore un secret… »

As-tu des projets solo à venir?

« Mes projets solo sont liés a D.ko et au label techno qui va venir. Pour le moment je me concentre plus dans la création de ce nouveau Label et dans la gestion du label D.ko, rassembler les artistes autour de ce truc là, m’en occuper à plein temps. On peut dire que mes projets solo à venir sont des projets collectifs… »

Avec le collectif vous avez d’abord joué dans pas mal de bars et de soirées underground emblématiques de la capitale comme le Malibu, le Glazart, la Machine du Moulin Rouge, le Batofar ou encore Concorde Atlantique… Derrière quelle scène as-tu le meilleur souvenir avec le Collectif? Une anecdote?

« Je sais pas vraiment, il y a eu plein de bonnes soirées. On a commencé à la Karambole, un petit bar très sympa de la Fourche! C’est vrai que le Batofar c’est chanmé quand on l’a eu on était super content et le Malibu c’est notre deuxième maison on kiffe vraiment là-bas, c’est un des club underground de Paris comme il y en a peu et comme on les aime… Le meilleur souvenir que j’ai c’est surement à la Machine du Moulin Rouge car c’était un regroupement de pleins de collectifs parisiens, pleins d’artistes parisiens comme les mecs de la Bloc ou encore de la Mamie’s, des gens de paname comme nous quoi, dans cette salle mythique, c’étais ouf, il y avait vraiment de très bonnes ondes ce soir là ! »

Après avoir invité des barons de la Techno comme Stephen Brown ou DJ Rolando, ainsi que d’autres pointures comme Oskar Offermann, Amir Alexander, Genius of Time ou encore Edward, avez-vous des dates a venir ? A Paris, en province ou autres?

« Là une grosse exclu, ça a été confirmé juste hier, on ramène Surgeon (Dynamic Tension…) le 14 mars au Batofar. Surgeon qui est un Maitre de la Techno avec un grand M. On le fait dans la continuité de nos soirées Parallel au Batofar, on avait invité Stephen Brown et Dj Rolando. Stephen Brown c’était incroyable, je recommande Mr.Brown à tout les amoureux de la Techno. Il fait un live dément! »

Où on peut choper vos vinyles?

« Je crois qu’il en reste sur Juno et Decks… Sinon tu peux le trouver sur Discogs encore, ça se revend. »

Le mot de la fin?

« Je voudrais juste rajouter quelque chose: Remercier notre crew qui nous suit depuis le début et sans qui on ne pourrait pas s’éclater comme on le fait! »

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