2014 à l’internationale: année politique et sportive

Finis les bilans successifs de 2013, ou quand la tyrannie de l’information cherche à passer en revue l’actualité morose d’une année difficile. 2014 est désormais là avec son lot de changements et d’avancées en tous genres.

Instaurée par la législation des colons britanniques en 1860, la loi pénalisant l’homosexualité en Inde nourrit le débat public depuis plusieurs mois. Sa possible modification pourrait combler les déficit d’égalité entre les citoyens, dans un pays où les personnalités liées à la politique, au cinéma, ou encore à la télévision n’ont jamais révélé leur homosexualité publiquement. Selon l’ONU, une telle dépénalisation aiderait à lutter contre la diffusion du virus du sida, qui touche aujourd’hui près de 2,5 millions d’Indiens.

En Russie, Vladimir Poutine entretient la situation inverse en stigmatisant les communautés homosexuelles. Depuis Juin dernier, le président Russe a promu une loi qui sanctionne ce qu’il qualifie de « propagande » homosexuelle devant mineurs, sous peine d’amende voire de prison. Sous la pression de la communauté Européenne et des médias internationaux, Poutine pourrait bien revoir sa position radicale vis à vis des communautés homosexuelles et éviter ainsi d’entacher la promotion des Jeux d’hiver de Sotchi. Mardi 14 Janvier, 27 Prix Nobel ont participé à une lettre ouverte publiée dans le journal britannique « The Independent », visant à pointer du doigt la législation russe. De son côté, le ministère des affaires étrangères russes s’indigne en dénonçant une « propagande agressive de l’amour homosexuel ». En attendant les Jeux Olympiques d’hiver, tout un chacun saura sans doute évaluer lequel entre l’homosexualité et la discrimination représente une plus grande menace…

 russie gay

Présente sur tous les fronts, la Russie vient de signer un contrat de prospection pétrolière et gazière avec la Syrie. Ce contrat valable sur 25 ans vient surtout éclaircir le rôle du pays des tsars dans le conflit Syrien (voir article ‘Syrie al-Killer‘). Cet accord vital pour l’économie du pays va néanmoins renforcer l’influence de la Russie au Moyen-Orient et dans un pays où la production de pétrole a chuté de 90% depuis Mai 2011.

En Afrique, l’année 2014 risque d’être marquée par la guerre civile en Centrafrique et des tueries interreligieuses qui n’en finissent pas. À deux jours des élections présidentielles, la situation demeure plus que précaire tandis que l’exode s’est imposé comme la solution ultime pour une grande partie de la communauté musulmane. À l’Ouest du pays, les conflits ethniques du Soudan persistent également et ce depuis plusieurs années. Malgré les campagnes médiatiques des ONG internationales et des stars hollywoodiennes, la violence atteint des sommets d’horreur… Les Nations Unies estiment que le conflit a engendré près de 100 000 réfugiés dans les pays voisins, ainsi que le recrutement intensif d’enfants soldats.

Enfin, un des grands évènements politiques qui risque d’avoir des conséquences importantes est le statut des Frères musulmans en Égypte. Décrétée depuis le mercredi 25 Décembre comme officiellement terroriste, l’organisation est soumise une nouvelle fois à une marginalisation politique contestée. Depuis le renversement du Président Morsi, élu au lendemain de la révolution, les affrontements entre les partisans de Morsi et la police se sont intensifiés. Désormais considérés comme « terroristes » les partisans comme les membres des Frères musulmans sont largement persécutés, nombres d’entre eux ajoutent chaque jour leur nom à la liste des tués. À part une radicalisation de l’organisation et une approche de l’Islam encore plus étroite, cette décision ne semble pas apporter des solutions constructives dans un pays d’état d’urgence chronique où l’appartenance religieuse est une question d’identité nationale.

Morsi

Bien que politique, l’année sera inévitablement sportive avec deux évènements sportifs majeurs, les Jeux Olympiques de Sotchi du 7 au 21 février et la Coupe du Monde au Brésil en juin. Qu’importe les SDF tués au Brésil et le travail forcé des ouvriers au Qatar, le sport est à l’honneur. Qui dit sport, dit business, dit Arian Foster. Ce joueur de football américain des Houston Texas est le premier sportif coté en Bourse. Arian Foster, ou quand le sportif devient un produit financier prometteur, devrait demeurer accessible avec une action à 10 dollars, soit 7 euros. La société Fantex Holdings, qui a déposé ce dossier auprès de la Securities & Exchange Commission (SEC), le gendarme boursier américain, va sûrement déclencher une nouvelle forme d’investissement qui séduira très vite un grand nombre de sportifs et de sponsors internationaux.

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