Avec l’A350, Airbus frappe un grand coup sur le marché des longs courriers

Décembre 2014 s’est fini en beauté pour Airbus, avec la livraison trois jours avant Noël du premier A350. La cérémonie a eu lieu à Toulouse, au siège du groupe européen. La société acquéreuse de ce bijou technologique n’est autre que Qatar Airways, qui considère déjà le nouvel avion comme un des fleurons de sa flotte. Elle en aurait déjà commandé 80. Par ailleurs, la compagnie aérienne va disposer d’un quasi-monopole pendant huit mois, puisqu’elle « sera la seule compagnie dans le monde à proposer l’A350 aux passagers »[1]. Mais le succès du nouveau-né d’Airbus ne s’arrête pas là: « 778 commandes fermes à ce jour auprès de 41 clients » ont en effet déjà été enregistrées »[2]. L’A350 est un succès commercial, et la chance n’a rien à voir là-dedans. Le groupe Airbus a su tirer profit de ses erreurs passées pour mieux revenir sur le devant de la scène.

© Flickr

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Lancement du programme A350 XWB

C’est en octobre 2005 que le programme devant mener à la construction de l’A350 est annoncé, avec pour principal objectif de surpasser le Dreamliner, déjà plus avancé que l’A330 qui était alors la dernière version de long courrier proposée par le géant européen. Mais le combat s’avérait difficile. L’essentiel alors était de se positionner sur un créneau porteur, et c’est ainsi qu’Airbus a choisi de placer « la famille A350 au cœur des deux familles concurrentes du 777 et du 787 »[3], qui comportent différents modèles en concurrence directe avec le nouveau-venu européen.

Réduire les coûts de consommation à tout prix

Avec l’instabilité fréquente des prix du pétrole et le développement du trafic aérien, il est plus que jamais primordial de réduire les coûts de consommation afin d’assurer une rentabilité optimale. C’est ainsi que la société Airbus s’est donnée comme objectif premier la diminution  des coûts en kérosène, comme Boeing avant elle avec le 787, lui-même ayant surpassé l’A330 à l’époque. Pour y parvenir, un important travail a été mené en vue de réduire au maximum le poids de l’avion.  C’est par exemple « la première fois qu’Airbus produit un avion avec 53 % de fibre de carbone »[4], et composé d’autant de matériaux composites. D’abord utilisés pour la construction d’équipements spatiaux, ils sont aussi aujourd’hui de plus en plus présents d’abord dans l’aéronautique militaire, mas aussi civil. Par ailleurs, les moteurs composant l’A350 sont moins gourmands que ses aînés en kérosène.

Pari gagné donc pour Airbus, qui a su s’adapter au marché pour créer un avion répondant aux exigences des compagnies aériennes et à la croissance du transport civil.


[1] (G). Véronique, « Airbus livre son premier A350 à Qatar Airways »,  Le Figaro, http://www.lefigaro.fr/societes/2014/12/22/20005-20141222ARTFIG00076-qatar-airways-receptionne-son-premier-airbus-a-350.php

[2] Idem

[3] (G). Dutheil, «  Avec l’A350, Airbus défie  les 777 et 787 de Boeing », Le Monde, http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/12/22/avec-l-a350-airbus-defie-les-777-et-787-de-boeing_4544533_3234.html

[4] « Pourquoi l’A350 est révolutionnaire », http://www.ladepeche.fr/article/2014/12/23/2017162-pourquoi-l-a350-est-revolutionnaire.html

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Auteure passionnée et touche-à-tout, je prends plaisir à user de mon merveilleux clavier d'ordinateur pour rédiger des articles divers et variés. Et comble du comble, mon clavier a l'air d'aimer ça.

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