Bakou, Destination Sport

C’est sur les rives de la mer Caspienne, aux frontières de l’Europe et l’Asie, que Bakou établit sa demeure. Ville maintes fois séculaire, tout l’assimile à une destination de carte postale. Pourtant, la capitale de l’Azerbaïdjan entend bien prouver qu’elle ne se contente pas de son patrimoine historique, en ajoutant une nouvelle corde à son arc : le sport international.

Le président azerbaïdjanais, Ilham Aliyev, accompagné du ministre des sports azerbaïdjanais et de la présidente du comité d’organisation, ainsi que le président du comité olympique européen. © Baku 2015.com

Un nouveau centre du sport mondial

Du 18 au 28 juin 2015, la première édition des Jeux Européens prendra place dans la cité de l’état azéri. Une décision qui a de quoi satisfaire l’appétit sportif azerbaidjanais : le pays s’est vu refuser à deux reprises l’accueil des Jeux Olympiques, pour les éditions 2016 et 2020.

Pendant européen des Jeux Olympiques, cette rencontre est d’ordre majeur pour le continent. Ainsi, elle met l’Europe à la même échelle que l’Asie, l’Afrique ou l’Amérique, des régions qui disposaient déjà de leur jeux.

Le Crystal Hall de Baku, complexe érigé pour l'eurovision 2012, va accueillir des rencontres sportives des Jeux Européens. © Arne Museler

Le Crystal Hall de Baku, complexe érigé pour l’eurovision 2012, va accueillir des rencontres sportives des Jeux Européens. © Arne Museler

Un Qatar européen

Et pour recevoir les 49 pays participants, les 6076 athlètes qui vont s’affronter, et les 20 sports différents, Bakou n’a pas lésiné sur les moyens. 18 sites de compétition sont mis en place, dont cinq totalement neufs. Des dépenses couvertes par un estimé à huit milliards de dollars.

Cette ferveur sportive ne se cantonne pas à la seule ville de Bakou. Hafiz Mammadov, homme d’affaire azerbaidjanais, est devenu l’actionnaire majoritaire du Racing Club de Lens, l’équipe de football lensoise en 2013. Par ailleurs, il dispose de parts dans l’Atletico Madrid et le F.C. Porto.

Autre discipline, même ambition : le cyclisme. Depuis 2012, le pays dispose de son propre tour. Dennis McQuaid, (fils de l’ancien P-DG de l’Union Cycliste Internationale) y est même à la tête du Baku Cycling Project, l’équipe de cyclisme de Bakou. D’aucuns présentent déjà le pays comme un Qatar en devenir, usant le sport comme passerelle, afin de se forger une nouvelle identité internationale.

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Tombé dans la marmite du Web quand j’étais petit, je suis allé nourrir mon appétit journalistique au CFPJ. Amateur (non) éclairé de l’actualité, dés médias et des nouvelles technologies.

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