Better Call Saul – Quand Breaking Bad revient par la petite fenêtre

Les fans de Breaking Bad ont à coup sûr marqué le 9 février 2015 d’une pierre blanche. C’est à cette date que les deux premiers épisodes de Better Call Saul ont été diffusés sur Netflix France, après une diffusion deux jours auparavant aux Etats-Unis sur la chaine AMC. Pour rappel, Better Call Saul est une série dérivée de Breaking Bad, la série au succès hautement critique portrayant un professeur de chimie cancereux du nom de Walter White reconverti en producteur notoire de méthamphétamines.

© Ursula Coyote/aMC

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Saul Goodman sur le devant de la scène

Ce spin-off ne se centre plus sur Walter White et son acolyte Jesse Pinkman (deux rôles joués par Bryan Cranston et Aaron Paul) mais sur Saul Goodman, l’avocat narquois et véreux du duo. Better Call ne s’arrête pas exactement là où l’aventure Breaking Bad s’est conclue. Pour cause, l’action se déroule en 2002, soit six ans avant la trame principale. Saul Goodman (toujours interprété par Bob Odenkirk) est alors connu sous le nom de Jimmy McCall. Toutefois, il y campe toujours un avocat au sourire goguenard et fauché, adepte de défenses au barreau chancelantes et de magouilles diverses. Que les amateurs de Breaking Bad soient rassurés : des sauts en avant sont intégrés à la narration. Des événements déroulés pendant et après Breaking Bad seront donc présentés dans Better Call Saul.

On repère donc sans trop de peine l’ADN de Breaking Bad dans Better Call Saul. Tout d’abord, parce qu’on retrouve Vince Gilligan et Peter Gould (les créateurs de Breaking Bad) à la tête du projet. Jonathan Banks, qui jouait le rôle de Mike Ehrmantraut dans Breaking Bad y fait aussi son retour, ainsi que d’autres acteurs de la série originale, dont nous préserverons ici l’identité. Enfin, la ville d’Albuquerque reprend aussi du service. La ville la plus peuplée du Nouveau Mexique reste en tant que lieu de tournage et de scène de l’intrigue.

© Ursula Coyote/aMC

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Sortir de l’ombre de Breaking Bad

Cependant, Better Call Saul ne saurait être un simple pastiche de Breaking Bad. Le ton de la série s’approche plus de la comédie, là où les dernières saisons de Breaking Bad tendaient plus vers le drame et la violence, à l’image de la noirceur de Walter White. Cela ne fait pas de Saul Goodman, ou plutôt Jimmy McCall, un pitre inépuisable. A la vue des premiers épisodes, une grande place est accordée à la personnalité de Saul Goodman, qui apparaît comme plus profonde que ce que Breaking Bad nous a donné à voir. De plus, la série est conçue comme ayant son scenario propre. Peter Gould, le producteur exécutif de Better Call Saul, a annoncé en juin dernier au NY Daily News que la série « se définit par elle-même, par son propre scénario ».

Better Call Saul présente alors un double objectif : lier l’esprit de Breaking Bad à un univers qui se veut autonome. Le temps dira si la série tiendra ses promesses. Une pression qui ne devrait pas trop peser sur les épaules des créateurs de la série : la deuxième saison est d’ores et déjà commandée.

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