Boombox #14 : CHINAU

À l’occasion de sa récente signature avec le label Nymhony Records, partenaire d’Impact Magazine, l’artiste d’origine parisienne Chinau nous fait découvrir son univers musical, ses influences, ses récentes productions et ses projets. Cet amoureux de la musique House des années 80 nous emmène sur les traces d’un monde créatif prometteur, chargé d’émotions et de passion.

D’où vient le nom « Chinau » ?

Je voulais quelque chose de clair et de très différent de mon prénom. Mais ça vient surtout du fait que plusieurs personnes de mon entourage me trouvent des traits asiatiques lorsque je souris ou que je plisse les yeux avec excès… J’ai trouvé ça marrant d’utiliser ce petit clin d’œil pour mon pseudonyme musical. Je voulais aussi un pseudonyme qui sonne français, je souhaitais être défini en tant qu’artiste français avant tout.

Pourquoi avoir choisi le label Nymphony Records ?

Je pense que c’est l’un des seuls labels français ayant l’ouverture d’esprit de proposer à des artistes internationaux de pouvoir figurer sur une compilation annuelle et leur donner un peu plus de visibilité. C’est ce qui m’a séduit le plus au départ et ça m’a poussé à participer au concours où j’ai été sélectionné parmi les douze autres artistes. Le facteur réellement déterminant c’est le souvenir que j’ai gardé de la soirée du 26 avril dernier, la soirée de la compilation en question. C’était une expérience inoubliable, une super énergie ! Pendant la soirée, je me souviens avoir espérer en secret pouvoir travailler avec eux. Quand ils sont venus me proposer de signer, je n’avais pas d’autre choix que d’accepter, parce qu’humainement parlant ce sont des personnes superbes. C’était important pour moi de travailler au sein d’une famille passionnée par la musique et par la gestion de ce label. En dehors du côté humain, il y a la qualité musicale des artistes qu’ils produisent avec MarzAttack, Beatrouble, Antoine Algar, DJ Twite, ou encore Supply qui a sorti un super EP. Je me voyais mal dire non à cette opportunité !

Tu as réalisé une PENTASESSION récemment, tu peux nous en dire plus ?

Ça n’a pas été particulièrement sophistiqué. Pour une première Pentasession je me suis surtout dit que je devrais être fidèle à ce que j’aime. Je la considère plus comme une sélection de morceaux assez cool et groovy, un mix convivial et jovial où chacun peut choisir le morceau qui lui plaît. Il est difficile de s’attendre à ce que les gens écoutent une heure de mix, j’ai préféré permettre à chacun de trouver ou de retrouver des bons morceaux. Plutôt que de faire quelque chose de très technique qui s’adressent aux puristes, j’ai voulu faire une sélection de morceaux détendus, pas forcément en rapport avec l’univers musical que je souhaite développer. Le but est justement d’essayer d’offrir une vraie diversité de sons électro, avec des vocaux frais et ensoleillés qui viennent contraster avec les instrumentales plus brutes.

Quelles sont tes influences musicales ?

J’ai grandi avec le RnB des années 90, mes sœurs me le faisaient écouter à longueur de journée… Je pense que c’est ce qui m’a insufflé l’amour que je porte pour les vocaux féminins aujourd’hui. J’ai également grandi avec le disco et le funk dont je ne comprenais pas l’impact au niveau du groove et de la rythmique que ça a pu avoir sur moi. C’est lorsque j’ai découvert la House que je me suis rendu compte que c’était tout simplement la synthèse de toutes ces musiques qui avaient pu m’influencer. La house a ce facteur émotionnel, du moins sur moi, qui m’a réellement hypnotisé. C’est le morceau de Surkin, White Night Two, qui m’a fait découvrir la House Music. Encore aujourd’hui c’est un morceau qui est capital dans ma décision de commencer à faire de la musique et de produire ma propre musique pour créer des émotions.

À travers le label de Surkin, Institubes, j’ai appris à découvrir l’histoire de la House Music et sa capacité à réunir les gens dans une même ambiance. Il y a un côté sensationnel et « briseur de chaîne » qui m’a séduit.

Sinon dans les artistes qui m’ont directement influencé il y a Todd Terry, Kerri Chandler, Glenn Underground, Mad Mike, Juan Atkins, Larry Heard, Boo Williams et Franckie Knuckles. La plus importante de mes influences reste Delano Smith, c’est pour moi un des artistes les plus talentueux ! Et si je devais citer un français ça serait sans aucun doute Laurent Garnier.

Des projets à venir ?

Je prépare un EP de 4 morceaux que je compte sortir avec Nymphony Records, je peux même vous donner le nom en exclu, il s’appellera : « More than feelin’ EP » et devrait arriver très bientôt. J’ai un autre EP « Dirty Cristal EP » qui va sortir bientôt avec un autre label.
Sinon, vous pourrez me retrouver au Paris Paris le 22 Juillet avec Beatrouble et Merick. Et puis de temps en temps je mets des nouveaux sons sur mon Soundcloud donc allez y faire un tour !

S’il y avait un son à retenir pour cet été, ce serait lequel ?

Le morceau à retenir cet été est incontestablement celui de Para One, You Too, qui confirme avec ce morceau sa place auprès des plus grands artistes français. À écouter de toute urgence !

  • share on facebook
  • share on twitter
  • share on google+

Cofondateur

    Votre avis

    Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.