Boombox #22: FILS UNIQUE

Pour ce 22ème Boombox, on profite de la sortie de son nouvel album Building Bridges pour vous faire découvrir Fils Unique. Ce bordelais qui se cache derrière un avatar pixélisé nous offre sa toute nouvelle composition suite à ses deux premiers EP. Un mélange de pop et d’influences électroniques qui change et qui mêle avec subtilité et ingéniosité les genres. Comme son titre l’indique, on traverse des ponts, des univers musicaux en sautant de l’un à l’autre, on se balade. A vos casques !

Parles moi de toi ! Quel est ton vrai nom ? Depuis combien de temps fais tu de la musique?

« Je m’appelle Etienne Lautrette et je suis de Bordeaux. J’ai commencé à faire de la musique très jeune, autour de 3-4 ans. J’ai commencé par le piano pendant 10 ans et puis j’ai joué dans quelques petits groupes, des trucs un peu pop un peu pourris au collège. Au lycée, j’ai complètement lâché la musique puis j’ai repris à la fac où j’ai fait du rap dans un groupe à Bordeaux. Après j’étais tout seul car personne n’était disponible et ne voulait faire un truc. J’ai donc commencé à faire de la musique tout seul avec un ordinateur. Cela m’a pris plusieurs années pour faire quelque chose de crédible avec des morceaux qui me plaisaient vraiment. En janvier 2013, j’ai rencontré un pote qui faisait de la vidéo et on était motivé tous les deux c’est pourquoi on s’est associé sur mon 1er EP Foggy Laggoon et on a monté un projet musique-vidéo. Après, j’ai rencontré les gens de U-Play avec lesquels on a monté le projet de mon prochain album. J’ai bossé la réalisation du son et de l’enregistrement des voix avec un studio à Bordeaux (Intelligent Design Prod) ainsi que tous les arrangements sonores. Globalement, ça m’a pris un peu moins d’un an pour préparer cet album entre la production, la réalisation, les voix et la promo. »

Ton 2ème EP Spare Time in Space Time est légèrement différent du premier Foggy Lagoon, comment expliques tu ce changement ?

« Je trouve que tu peux comparer ce qui se passe entre deux EP avec ce qu’il se passe dans un morceau. Au fur et à mesure, les choses changent vite. Cela s’explique aussi parce que je me lasse rapidement des choses et que j’aime bien évoluer, progresser, trouver un nouveau but à ce que je fais. Ça dépend aussi de l’état d’esprit dans lequel il a été fait. C’est aussi le jeu d’être jeune et de ne pas forcement s’être trouvé. Je me mets donc en place et je n’ai pas envie de m’enfermer dans quelque chose. Déjà dès le 2ème, il y avait une couleur un peu plus dancefloor, ce que je cherchais. Il fallait que ça colle aussi avec ce que je faisais sur scène. »

Pour le moment, comment se passent tes passages sur scène ?

« Sur scène c’est vraiment la partie qu’il faut que je travaille le plus.  Ça demande beaucoup de culture musicale, de préparation et d’expérience. Quand je fais un Dj set, je prends trois platines pour pouvoir tout le temps mélanger des trucs dancefloor plus secs avec des morceaux à moi ou des morceaux un peu plus pop et mélodiques. »

En parlant de culture musicale, comment définis-tu la tienne ?

« J’ai plusieurs sources d’influences : les gens dont le travail me plait avec des labels comme Body High, Sound Pellegrino, Night Slugs, Fade to Mind qui sont des labels qui créent, inventent et innovent beaucoup. Après, c’est plus leur méthode et leur manière de procéder qui m’intéresse car notre matière première n’est pas forcement la même. La matière première je vais la chercher dans la pop, l’électro clash des années 2000, des choses à la limite du mauvais goût. En ce moment, j’écoute beaucoup de scène du New Jersey Club (Sliink, Tameil, MikeQ). Il y a deux façons de s’inspirer : à la fois par la méthode et par l’utilisation de la matière première. J’aime bien certains raps et R&B américains, des choses que j’écoute depuis plus longtemps en général. »

Tu t’es créé un avatar pour le 2ème EP, en terme d’identité visuelle c’est quelque chose que tu veux garder ?

« En fait c’est un pote à moi qui s’appelle Bérenger Pelou qui crée mes pochettes de disque depuis le début. On en est à quatre maintenant ! Cet avatar est tombé au bon moment et me plaisait beaucoup puis c’était marrant, tout ce que j’aime. Ce qui est assez drôle c’est qu’on ne s’était pas forcement concertés. Je me suis rendu compte que c’était devenu comme un Alias, quelque chose derrière lequel j’évoluais et qui me représentait. »

Avatar Fils Unique

Ton nom de scène, es-tu vraiment Fils Unique ?

« Cela vient du moment où je faisais mes études d’ingénierie dans le bâtiment. Je n’étais pas un extra-terrestre mais j’étais le seul à faire de la musique. J’étais dans un état d’esprit un peu perso, un peu à part parce que finalement personne ne faisait ce genre de choses. C’est venu un peu de là et puis du fait que j’ai commencé tout seul. »

My Girls – Single de ton prochain album avec un clip homemade très années 90. As-tu une nostalgie par rapport à cette période ?

« En fait je bossais dessus avec un pote mais la direction artistique ne me plaisait pas trop. Je suis revenu avec cette idée de chorale avec toutes ses filles des années 90. Ce n’est pas vraiment de la nostalgie mais plus du fait que l’on voulait exprimer la répétition de certaines choses : rencontrer des gens, rencontrer des filles. On a trouvé un moyen pas tellement subtil mais plutot décalé de le présenter. Au départ on voulait que ça s’adresse aux filles, finalement c’est complètement l’inverse. Ce n’est pas non plus une vanne c’est un peu entre les deux. »

Peux tu nous décrire un peu le projet de cet album ? Y’a-t-il des collaborations avec d’autres artistes ?

« Le nom n’est pas forcement explicite, c’est aussi fait exprès pour que chacun puisse en faire sa propre interprétation. Globalement, l’idée était de créer des ponts, de survoler et de rapprocher certaines scènes, de mélanger les genres. Je voulais aussi  proposer une écoute à plusieurs échelles : celle d’un track et l’écoute intégrale de l’album. Il y a justement une certaine évolution au fur et à mesure de l’écoute. C’était aussi pour donner un sens à mes influences, à ma culture et ma réflexion, pouvoir le justifier par un disque qui selon moi est très logique et qui j’espère le sera aussi pour les spectateurs. Cela reste en tout cas et je l’espère très accessible. Il y a deux morceaux avec des voix qui sont des collaboration menées avec Cokee Dee sur Bulding Bridges et  ZA sur Hometown. ZA est une très bonne amie avec qui je voulais produire un titre depuis longtemps et que l’on retrouve sur un morceau que j’aime beaucoup. »

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Quelles sont tes prochaines dates pour la promo de l’album ?

« Le 1er mars à Toulouse au Connexion Café avec Boussole Records qui est un label-crew de soirée avec qui j’avais déjà partagé une date. Après il y a une soirée à Paris le 14 mars sur la terrasse du Batofar et le samedi 28 mars à l’International avec un duo qui s’appelle Joy ! »

Le mot de la fin ?

« Le single c’est My Girls et ça l’est depuis le lancement au mois de mai mais on a un nouveau single qui sort le 16 février qui est le morceau qui s’appelle In Vitro Rebirth. Pour l’occasion on a fait un clip que j’ai réalisé personnellement et qui est le gros projet que je suis en ce moment et ma première expérience à ce niveau là donc j’espère qu’il vous plaira. »

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Pour commander le nouvel album : Building Bridges

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Passionnée de musique et adepte inconditionnelle de concerts et de festivals; Dénicheuse de nouveaux sons et de nouveaux talents, j'aime à faire découvrir la richesse de la création musicale contemporaine afin de diffuser et prêcher la bonne parole : Non, la musique n'est pas morte, elle n'a jamais été aussi vivante.

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