Boombox #24 : Beatrouble

Pour ce 24eme Boombox, Impact s’intéresse à la nouvelle scène techno française avec l’artiste Beatrouble. D’origine bordelaise, Jean-Baptiste compte déjà 3 EP à son actif. A l’occasion de la sortie de Vie Rêvéele jeune homme s’est prêté au jeu de l’interview. 

Qui se cache derrière Beatrouble ? D’où viens tu ?

« Un bonhomme de 25 ans, originaire de Bordeaux, qui vit actuellement à Paris, la semaine en costume le week end en basket. Je suis étudiant, c’est la dernière année enfin … »

Comment t’es tu lancé dans la musique ?

« J’ai d’abord été DJ avant de commencer à produire. J’ai commencé à mixer il y a 11 ans maintenant en faisant des soirées privées et surtout chez moi ou j’ai appris toute la partie technique. Ensuite j’ai voulu me mettre à composer en 2010.»

D’où vient ton amour de la musique électronique ?

« J’ai découvert ça un été en 2003 je crois, ou pas loin. J’étais en vacances en famille avec des amis et l’un des garçons qui était là avait l’album Just a Little More Love de David Guetta. Et je pense que c’est ça qui a un peu tout déclenché. Je me souviens j’avais un Discman et je me trimbalais toujours avec ma boite de CD. J’écoutais des trucs comme Gorillaz, Linkin Park, Sum 41, un peu de rap aussi. Petit à petit je me suis mis à écouter de la house, j’avais Call on me d’Eric Prydz qui était sorti c’était une grosse bombe à l’époque ce titre. Ensuite j’ai navigué entre les styles pour arriver à la techno sur mon dernier EP.»

Quel est l’artiste qui t’a poussé vers ce genre ?

« Ça a commencé quand je suis arrivé à Paris en 2013 j’ai fait le Peacock Festival mon premier festival! Et la j’ai écouté le set de Richie Hawtin… Je voyais tout ce monde et l’engouement qu’il y avait pour cette musique. En plus de ça, tout ce que j’ai produit jusqu’à présent c’était assez détente et j’en avais assez de ne pas pouvoir passer mes tracks pendant un set. Donc j’ai commencé à bosser sur un style un peu plus engagé avec un BPM plus élevé.»

Quelle relation entretiens-tu avec ce style ?

« Je cherche, quand j’ai du temps, des « petits artistes » qui ne sont pas connu pour trouver de nouveaux tracks. Je me rends compte qu’en fait il y a peu d’évolution en ce moment dans tout ce mouvement techno. Tu entends toujours les mêmes percussions de TR 808 ou 909 par exemple ce qui a fait clairement l’avènement de ce style dans les années 90. Alors oui il y a pleins d’artistes qui jouent énormément sur le groove et les rythmes ce qui est très très cool, mais j’essaie vraiment de me détacher de ça et de trouver de nouvelles choses qui sortent un peu du lot. En disant ça je sais bien que chacun me dira tel ou tel artiste est différent… bien sur, je ne connais pas tous les artistes loin de là.»

As-tu des DJ préférés ?

«En ce moment c’est Alan Fitzpatrick et Heiko Laux. J’ai pas eu la chance de les voir encore mais j’écoute régulièrement leurs sets. J’aime beaucoup Kerri Chandler aussi. Lui en revanche je l’ai vu à Paris c’était de la folie. Après techniquement Richie Hawtin pour moi reste le DJ qui est techniquement très bon tout comme Carl Cox d’ailleurs même s’ils sont tous les deux dans un moove plutôt « mainstream » comme diraient certains.»

Qu’est-ce qui influence ta musique ?

«Mes sorties en club majoritairement. Alors s’il faut savoir 2 trucs cependant : avec mes études j’ai très très peu de temps pour sortir le week end malheureusement et encore moins de temps pour produire. Mais je suis assez attentif à ce qui ce joue, aux rythmes et percussions.»

Comment s’est déroulée la création de ton dernier EP « Vie Rêvée » ?

«Ça a été assez long à vrai dire. J’ai commencé en 2014 alors que j’avais beaucoup d’influences plus house voir acid house. Du coup je partais à chaque fois sur des tracks hyper groovy loin de la techno. Finalement aux vacances de Noël je me suis posé chez mes parents à Bordeaux avec mon petit synthé analogique que je poncé jusqu’à trouver LE son que je voulais.»

Sors-tu souvent en club ?

«Uniquement quand je veux voir un artiste en particulier ou pour des festivals. Si j’avais plus de temps j’irais tous les weekends.»

Que penses-tu de la scène techno actuelle en France ? (François X, Roman Poncet…)

«C’est l’euphorie ! J’ai l’impression qu’il a de nouveaux artistes tout le temps. Il y a un gros engouement pour ce mouvement. Je pense que ça reflète vraiment notre société. Nous sommes très individualistes et c’est un moyen pour beaucoup de personnes de se retrouver avec une même passion et de partager quelque chose, ça mélange tous les niveaux sociaux, les genres, on ne se sent pas jugé. Pour moi je vois les festivals et autres Concrete du dimanche comme un moyen de s’échapper du quotidien, tu y vas, tu danses et tu ressors avec le smile pour la semaine.»

Quels sont tes tracks du moment ?

« Heiko Laux – Femweh, Pascal Hetzel – Divisions (Downstairs) Original Mix et Paul Ritch – Run Baby Run

Choisi un mot qui résumerait ton univers. 

«Décompression.»

Quels sont tes futurs projets ?

«Entre mes exams et mon taff, je trouve un peu de temps pour composer. Comme tout producteur j’ai un paquet de tracks commencé. Une fois mes études finies je vais sérieusement m’y mettre avec du nouveau matos. J’aimerais ressortir quelques track d’ici la fin d’année.»

Le mot de la fin ?

«Dansons ?»

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Jeune journaliste, biberonnée au numérique. Passionnée de musique, je passe mes journées et mes nuits à dénicher des nouvelles pépites à écouter sans modération.

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