Boombox #26 : Amarillo

Pour ce 26ème Boombox, Impact Magazine vous fait découvrir Amarillo. Originaire de Paris, le groupe se compose de cinq jeunes hommes : Dylan Collins guitariste, Jules Négrier au synthétiseur, Lucas Valero à la basse, Vicencio Moreno au yukulele et Noé Beaucardet chanteur qui n’a pas sa langue dans sa poche. Le leadeur du quintette psyché pop a accepté de répondre à nos questions…

Qui se cache derrière Amarillo ?

Noé : « Des gens sympas. »

Comment a commencé l’aventure ?

N : « Il y a 2 ans on m’a demandé de composer la bande son d’une exposition. Ça tombait bien car j’étais en pleine crise identitaire avec un de mes projets où on était plusieurs à se disputer la direction artistique, du coup ça m’a permis de passer à autre chose rapidement. Une douzaine de titres me sont venus assez facilement. J’ai tout fait dans ma chambre avec les instruments que j’avais sous la main, c’était libérateur de composer tout seul. Les morceaux ont plu et plusieurs personnes m’ont demandé si le projet allait prendre forme sur scène. Au début c’était pas l’idée, mais je me suis dit, pourquoi pas, et j’ai fait appel à des copains avec qui je joue depuis longtemps, et ça a vite pris forme. »

Pourquoi avez-vous décidé de commencer la musique ?

N : « J’ai commencé la musique à 5 ou 6 ans, au conservatoire. Je crois me souvenir que je tapais tout le temps partout, mes parents avaient pas mal de percussions à la maison, et ils ont probablement eu marre du boucan et m’ont inscrit là où le bruit devient musique. »

Comment décrieriez-vous votre musique ?

N : « Ah la question tant attendue ! Franchement, ce n’est pas à moi de décrire ma musique, chacun son métier. Moi je fais sonner, aux journalistes de décrire ce qu’ils entendent. »

Comment s’est déroulée la création de votre EP « Tomorrow We’ll Be Long Gone  » ?

N :« Le label Microqlima est venu vers nous à la fin de l’été dernier et en octobre on était en studio. C’est allé très vite! On s’est mis d’accord ensemble sur les morceaux puis Antoine, du label, m’a fait confiance sur la réalisation. J’ai fait appel à Loic Bénart du studio ‘Press Play On Tape’ avec qui j’avais déjà collaboré et tout s’est fait dans la bonne humeur. Le petit plus de son studio c’est qu’il est à l’étage, avec des fenêtres, t’es pas dans une cave, t’as de la lumière du jour, ça c’est top ! »

Je pense vraiment pas qu’on fait une musique psyché. Avoir des moments aériens et légèrement planants dans un morceau ne devrait pas catégoriser de manière automatique l’artiste comme psyché.

Votre musique sent le soleil et la plage. Un bon soundtrack pour un road trip ! Quelles sont vos inspirations ?

N :« Ah cool ! c’est vrai que c’était un peu l’idée, on travaille pas mal avec des ambiances cinématographiques et les images qui reviennent souvent évoquent de grandes étendues ensoleillées, des rochers bizarres, des vendeurs de glace au fromage ou à la crème solaire. J’aime beaucoup Jarmusch, Fellini, Sergio Leone et en musique on peut évoquer Bowie, Blur, pour les inspirations évidentes. »

Vos chansons sont assez psyché. Le titre Tomorrow est assez phasant. Vous sentez vous proches des artistes comme Tame Impala, Moodoid ou encore MGMT (à l’époque Oracular Spectacular) ?

N :« Proches comment ?! Moodoid c’est des copains, donc oui en quelque sorte. Après, Tame Impala, j’aime bien mais pas plus que ça, et MGMT ça ne me parle pas. Je pense que c’est à la mode de parler de psyché, on met ce terme à toutes les sauces en ce moment, j’ai l’impression que toutes les interviews tournent autour de ce qualificatif (et je ne parle pas que pour Amarillo) ! Je pense vraiment pas qu’on fait une musique psyché. Avoir des moments aériens et légèrement planants dans un morceau ne devrait pas catégoriser de manière automatique l’artiste comme psyché. »

Si je vous dis que votre musique est hallucinogène, vous comprenez le parallèle ?

N : « Non, mais si ça aide des gens, tant mieux. »

Quel est le meilleur moment selon vous pour écouter cet EP ?

N : « Aucune idée. »

Quels sont vos derniers coup de cœur musicaux ?

N : « Le groupe Gengahr. »

Quels sont vos futurs projets ?

N :« Faire des concerts et écrire des morceaux, ça a l’air tellement commun, mais en fait c’est un vrai besoin (comme aller aux chiottes). »

Le mot de la fin ?

N :« Fin. »

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Jeune journaliste, biberonnée au numérique. Passionnée de musique, je passe mes journées et mes nuits à dénicher des nouvelles pépites à écouter sans modération.

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