Boombox #9 : GRIEFJOY

Un harmonieux mélange de peine et de joie, les quatre niçois de Griefjoy n’auraient pas pu trouver meilleur nom pour définir le sens de leur musique. Miroir d’une jeunesse partagée entre le bonheur de vivre ensemble et la déception de voir le monde se ternir, les mélodies électro-pop rock du groupe nous enivrent dans un univers singulier. De leur rencontre sur les bancs de l’école à la réalisation de leur dernier clip « Feel », les membres de Griefjoy nous dévoilent les coulisses de leur créativité. 


Pour les novices, pouvez-vous nous présenter Griefjoy?

« Griefjoy, c’est un groupe de 4 potes d’enfance. Ce n’est pas notre premier projet, on a joué pour la première fois ensemble en 2008 mais Griefjoy existe depuis moins de 2 ans. On a sorti notre premier album en septembre 2013 et depuis on parcourt les routes de France et d’ailleurs. »

Mis à part l’électro-rock, y-a-t’il d’autres genres de musique que vous aimez particulièrement?

« On a des goûts très variés en musique, on peut très bien écouter du Classique, du Jazz puis se passer le dernier disque de techno qui vient de sortir. C’est ce qui nous excite dans la musique, le métissage des genres. De nos jours on peut retrouver des éléments électroniques dans la nouvelle musique classique et en même temps quel morceau electro ne peut pas se dire influencer par la musique du siècle passé ? Avec Griefjoy on tente de s’inscire dans cette tendance. »

On est d’éternel insatisfait. Quand on est en studio, on ne pense qu’au live et inversement.

Comment s’est passée la transition de Quadricolor à Griefjoy ? Est-ce-que ce changement est le résultat d’une véritable remise en question de votre part?

« Oui totalement, avec Quadricolor on a pas réussi à aller au bout de ce qu’on voulait accomplir, on a senti qu’il nous manquait quelque chose, qu’on était peut être mal parti. On s’est dit qu’à 20 ans il était encore temps de repartir sur des bases qui nous correspondaient davantage. Notre musique avait évolué avec le temps, l’idée c’était de laisser le côté cérébral pour un temps et de se laisser guider par nos émotions, nos tripes. Il en est sorti notre premier album. »

Votre dernier projet s’est réalisé assez rapidement, de l’écriture au mastering, tout était quasi-instantané. Comment expliquez-vous une telle productivité? C’est l’excitation liée à l’idée de vous créer une nouvelle identité qui vous a donné des ailes?

« Avoir un groupe c’est assez similaire à être en couple finalement. Quand on a créé Griefjoy, c’était l’excitation des premiers jours. On s’est tout de suite mis à travailler sur le disque (ce qu’on voulait faire depuis longtemps) les morceaux étaient simplement là, depuis longtemps en nous. Ce n’est pas un disque qui s’est fait dans la douleur, on avait besoin de dire des choses en musiques, en paroles. Tout ça nous a fait un bien fou. »

Vous avez vraiment travaillé pour améliorer la consistance de vos lives. La performance sur scène est-elle la partie de votre travail que vous préférez? Ou la composition reste-t-elle l’essence de votre passion pour la musique?

« Les deux sont très différents, la vie d’un musicien est bien réglée. On est d’éternel insatisfait. Quand on est en studio, on ne pense qu’au live et inversement.  Mais du coup on est constamment occupé et en activité, c’est important de pas s’endormir pour toujours rester prêts pour la suite et actifs pour créer. En tout cas, en ce moment on est en tournée et on prend un plaisir fou à rentrer en osmose chaque soir avec notre public. On se laisse aller et on se remplit de souvenirs, ça nous nourrit pour pouvoir composer pour la suite. »

Visuellement, vos derniers clips ont mis la barre très haute. Avez-vous laissé carte blanche aux réalisateurs ou vous êtes-vous impliqué dans le procédé?

« On a toujours été impliqué dans le travail de nos amis réalisateurs. Cependant, il faut aussi savoir garder une certaine distance pour leur laisser leur « espace vital créatif ». C’est important pour nous. Si on a fait appel à eux c’est qu’on apprécie énormément ce qu’ils font. On discute ensemble d’une direction, on explique ce qu’on verrait comme clip avec nos mots de musiciens et eux transforment le tout en image. C’est un travail très enrichissant. On est chanceux d’avoir pu travailler avec Syrinne Boulanouar et Julien Paolini qui sont deux réalisateurs très talentueux. »

Quelle est la suite des événements? Y-a-t’il un album en préparation?

« La tournée est bientôt finie, on sera sur quelques festivals cet été. On a envie de retourner en studio, ça prendra du temps. On en fera pas de 2ème album sans avoir retrouvé ce sentiment de plénitude présent lors du 1er. »


Retrouvez Griefjoy sur Facebook et dans la playlist d’Impact Magazine:
https://soundcloud.com/impact-magazine

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Avec un pied dans le réel et l'autre dans le monde digital, mes intérêts s'étendent à toutes les connexions qui relient l'Homme à son environnement.

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