Interview de Gwinel Madisse: Fondateur de Deezifly, le nouveau réseau social culturel

Cela fait plus d’un an que Gwinel Madisse travaille à l’édification de Deezifly. Ce nouveau réseau social dont vous risquez d’entendre beaucoup parler dans les jours qui viennent, est porté par une volonté de fer. Plutôt que de vous proposer de parler de vous, de publier vos photos, de nous raconter ce que vous avez mangé ou bien où vous passez vos vacances, Deezifly a pour but de centraliser et hiérarchiser l’information, l’actualité et la culture en général. Rencontre avec ce jeune entrepreneur qui souhaite changer notre façon de nous informer. Sortie prévue le Vendredi 25 Juillet.

Peux-tu nous présenter Deezifly?

« C’est un nouveau réseau social qui permet aux professionnels et passionnés des métiers de la culture et de la presse de s’exprimer gratuitement de manière à centraliser et thématiser l’information pour mieux assurer sa redistribution.
Le rôle majeur que va jouer Deezifly est de s’assurer que l’information puisse être relayée en temps record d’un bout à l’autre de chaque région, ou même d’un pays à un autre. Le but est de favoriser l’accès à un contenu classifié et de permettre aux fournisseurs d’information d’avoir une nouvelle plateforme adaptée pour accueillir ce contenu (radio, TV, magazine, news, faits divers…).

Internet est en constante croissance. Mais c’est cette même croissance qui peut nuire à son développement. C’est pour cela que j’ai décidé de mettre au point un site qui puisse y remédier en canalisant l’information, afin de mieux la desservir.

Deezifly, ce n’est pas seulement des valeurs culturelles mais aussi énormément d’échanges d’informations liés à l’actualité et à la société. En gros, ce sont des petites annonces sociales et d’actualité de la société auxquelles les utilisateurs réagissent. En plus, les utilisateurs n’ont pas besoin de s’inscrire pour accéder au contenu ni les professionnels pour publier du contenu : c’est totalement gratuit ! »

J’ai passé plus de 4 ans à analyser le secteur de la culture et de l’information. À terme, je pense que c’est mon amour pour les arts et la publicité qui m’a amené à réfléchir à Deezifly.

Comment t’es venu l’idée de créer ce nouveau réseau social?

« Il y a quelques années, avec un ami j’avais commencé à développer un magazine culturel du nom d’Anssor magazine. Le magazine a très vite suscité l’intérêt des annonceurs publicitaires. Mais j’étais beaucoup plus intéressé par ce que voulaient mes clients plutôt que par mes objectifs financiers. Je le faisais plus pour le côté fun que pour me remplir les poches. J’ai eu beaucoup de bons échos une fois le premier numéro publié et j’ai voulu faire quelque chose en ligne. Concrètement, faire un support en ligne d’un magazine numérique ça correspondait à ce que beaucoup d’entreprises avaient déjà fait donc ça ne m’intéressait pas vraiment.

J’ai passé plus de 4 ans à analyser le secteur de la culture et de l’information. À terme, je pense que c’est mon amour pour les arts et la publicité qui m’a amené à réfléchir à Deezifly. À travers des interviews, notamment avec NRJ et Virgin radio – que je remercie – j’ai pu travailler avec la presse et débuter cette expérience. Selon moi, l’information doit former une boucle, un cheminement d’émetteur à récepteur. C’est pour cette raison principale, pour réorganiser l’information, que Deezifly est né. L’idée de Deezifly m’est parvenue en observant le monde qui m’entoure pendant plusieurs années. Lorsque j’ai remarqué que l’évolution était trop lente, j’ai décidé de faire quelque chose pour rendre service au monde. » 

J’ai pour objectif d’atteindre 1 million de membres en un an.

Quels sont tes objectifs pour cette plateforme?

« Avant tout c’est l’augmentation de nos effectifs français et britanniques, car Deezifly est accessible en France et en Angleterre, mais aussi à New York et Boston à partir de fin Août. Ensuite, j’aimerais étendre le réseau à l’internationale. J’ai pour objectif d’atteindre 1 million de membres en un an. Ce serait cool et j’adore être cool. »

La culture nécessite un intérêt, une curiosité, quelle est la cible principale?

« Pour être tout à fait honnête, je ne pense pas que créer un réseau social culturel suffise pour faire mouche. À mon sens, ce qu’il faut c’est miser essentiellement sur la qualité de l’information. La racine de l’information est le point de convergence entre émetteur et récepteur.

Le message que vous voulez faire passer à l’autre bout de la pièce sans avoir à le chuchoter dans l’oreille du voisin, c’est là où Deezifly est nécessaire. C’est de s’assurer d’avoir un accès facilité à l’information hiérarchisée, que ce soit d’ordre culturel ou une actualité ou encore des sujets de société. Si vous êtes un artiste et cherchez un peu de visibilité, vous allez sur Myspace. Si vous êtes à la plage et que vous voulez partager une photo avec vos amis, vous allez sur Instagram. Maintenant, si vous avez des bons plans ou quelque information que ce soit qui puisse être d’utilité publique à l’échelle d’une ville ou d’une région ou d’un pays, vous irez sur Deezifly où vous profiterez de l’exclusivité.

Il est très difficile de définir une tranche d’âge pour Deezifly tant ce réseau est innovant. Nous pensons que nos futurs utilisateurs auront entre 20 et 50 ans. Des sujets comme la culture et les loisirs intéresseront les plus jeunes tandis que des actualités de type business, politique, medias et autre intéresseront les plus âgés. »

Le principal atout de Deezifly c’est de pouvoir répondre instantanément à l’ouvrière de classe moyenne qui recherche du divertissent ou à l’homme d’influence qui a besoin de faire de la veille tous les jours pour savoir ce que la conscience collective pense de ses concurrents ou de lui-même.

Tu soulignais la qualité de l’information, mais comment s’assurer que le contenu sera fiable et vérifié?

« Les utilisateurs vont avoir la possibilité de créer gratuitement des chaînes professionnelles. Ces chaînes pourront servir à une TPE ou PME pour accroître son image de marque ou imposer sa notoriété sur Deezifly. La plupart du temps les sociétés sont difficilement joignables du point de vue du client alors que les unes comme les autres ont besoin de savoir ce dont on pense d’elles. Ceci est le début de ce que nous appelons le projet « certification ». Les professionnels vont donc avoir l’opportunité de certifier leur actualité de manière à être reconnue mondialement. Le fonctionnement des chaînes professionnelles est quelque chose que nous allons innover. »

Face à la concurrence des réseaux sociaux établis comme Twitter ou Facebook, quel est le principal atout de Deezifly?

« Facebook récupère des donnés privées sur vous et les vend au gouvernement et à des entreprise via le bouton « Like ». Twitter vous permet d’émettre des petites phrases pour être à la mode, de manière totalement anarchique. Tellement à la mode qu’ils ont mis trop longtemps à approuver leur système économique au grand public. Le principal atout de Deezifly c’est de pouvoir répondre instantanément à l’ouvrière de classe moyenne qui recherche du divertissement ou à l’homme d’influence qui a besoin de faire de la veille tous les jours pour savoir ce que la conscience collective pense de ses concurrents ou de lui-même. »

Pourra-t-on bientôt retrouver Deezifly sur une application?

« J’ai déjà commencé à « m’impliquer » personnellement sur la sortie d’une application mobile. Je suis le genre de personne qui « m’implique personnellement » uniquement lorsque j’ai un véritable but à atteindre. Mais je vais vous donner un indice. Avoir une application mobile juste pour mettre le contenu de Deezifly dans les Smartphones ne m’intéresse pas le moins du monde. Donc je vous laisse libre d’imaginer ce que mon équipe et moi préparons… »


Pour aller sur Deezifly, c’est par ici: http://www.deezifly.com

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