LifeStraw® : La paille révolutionnaire

Sacrée “Meilleure invention de 2005” par le Time Magazine, vainqueur du Saatchi & Saatchi Award dans la catégorie “World Changing Ideas”, nommée “Innovation de l’Année” par le webzine Esquire, LifeStraw® est une des inventions les plus remarquables de l’entreprise Vestargaard.  Impact Magazine est parti à la rencontre d’unes de ses représentantes pour saisir l’ampleur de cet engagement qui associe une entreprise innovante à des causes humanitaires.

Comment fonctionne LifeStraw®?
How does LifeStraw® work?

« Le filtre à eau LifeStraw® change l’eau contaminée en eau propre et potable. Les filtres, faciles à utiliser, sont un outil essentiel pour près de 780 millions de personnes qui n’ont pas accès à l’eau potable. Sans cette technologie, cela accroît le risque de générer des maladies diarrhéiques, qui tuent plus de 1,5 millions de personnes chaque année. L’eau potable est particulièrement importante pour certaines catégories de personnes vulnérables comme les enfants agés de moins de 5 ans, les femmes enceintes et les personnes vivant avec le VIH.

LifeStraw® utilise une technologie avancée de membranes à fibres creuses. Il s’agit d’un procédé de filtration très efficace, qui ne nécessite pas de produits chimiques comme le chlore ou l’iode. L’eau pénètre dans la paille pour ensuite traverser les fibres étroites sous haute pression. Les fibres creuses piègent les bactéries, les protozaires et autres contaminants qui sont expulsés par le lavage. De l’eau propre sort à travers de minuscules pores dans les parois des fibres creuses. L’eau filtrée est alors bonne à boire. »

LifeStraw® a été mis sur le marché pour la première fois en 2005 et aujourd’hui il est distribué dans plus de 64 pays.


« LifeStraw® water filters convert contaminated water into clean, safe drinking water. The easy-to-use filters are a vital tool for some of the 780 million people who don’t have ready access to safe drinking water. This leaves them at risk for diarrheal disease, which kills more than 1.5 million people every year. Safe drinking water is especially important for vulnerable groups, such as children under five, pregnant women and people living with HIV.

LifeStraw® uses advanced hollow fiber technology. This is a highly efficient method of filtration, which requires no chemicals like chlorine or iodine. Water enters and is forced through narrow fibers under high pressure. Hollow fibers trap bacteria, protozoa, and other contaminants which are flushed out by backwashing. Clean water exits through tiny pores in the walls of the hollow fibers. The filtered water is safe to drink. »

Screen Shot 2014-04-09 at 12.42.24


Quelle genre de maladies LifeStraw® peut empêcher?
What kind of diseases can LifeStraw® prevent?

« Les produits LifeStraw® protègent des maladies courantes liées à l’eau comme: le choléra, les cryptosporidies, la cyclosporose, les maladies diarrhéiques, la dysenterie la gastro-entérite, la lambliase, le ver de Guinée, et l’hépatite E. »


« LifeStraw® products prevent common waterborne diseases including: Cholera, cryptosporidium, cylcosporiasis, diarrheal disease, dysentery, gastroenteritis, giardiasis, Guinea worm and hepatitis E. »

Où exactement LifeStraw® trouve sa meilleure utilité?
Where exactly LifeStraw® finds its best utility?

« LifeStraw® est idéal pour des zones où il n’y pas d’accès à l’eau potable. Il a été utilisé par des populations des pays en développement qui ne disposent pas de l’eau canalisée dans les sources minicipales, mais c’est aussi efficace dans des cas d’urgences à la suite de catstrophes naturelles qui peuvent contaminer l’eau. LifeStraw® est aussi utilisé par les amateurs de plein air comme les randonneurs et les campeurs des pays développés. »


« LifeStraw® is ideal for areas where there is no ready access to safe drinking water. It has been used by people in developing countries who don’t have water piped in from municipal sources and is effective in emergency settings following natural disasters which can contaminate water.  LifeStraw® is also used by outdoor enthusiasts such as hikers and campers in developed countries. »

2

Pour l’instant, combien de LifeStraw® ont été distribués? Qui participe à sa distribution?
So far, how many LifeStraw® have been distributed? And who takes part in this distribution? 

« LifeStraw® a été mis sur le marché pour la première fois en 2005 et aujourd’hui il est distribué dans plus de 64 pays. Dans les pays en développent, LifeStraw® n’est pas vendu directement à ses utilisateurs qui n’auraient pas l’argent pour se le procurer. Au lieu de ça, ils sont achetés en grande quantité, par des gouvernements, des agences d’aides, des ONG et par le secteur privé. Ces partenaires coopérent ensuite avec Vestergaard pour distribuer les produits LifeStraw® aux personnes les plus démunies de ce monde. Dans les pays développés, LifeStraw® est vendu directement aux consommateurs à travers nos distributeurs. »

Vestergaard a fourni plus de 23 millions de filtres de ver de Guinée au Carter Center et la maladie a diminué de 3,5 millions de cas en 1986 à seulement 148 cas en 2013, une éradication presque totale.


« LifeStraw® was first introduced in 2005 and today is distributed to more than 64 countries.  LifeStraw® used in developing countries is not sold directly to the end users who don’t have money to pay for them. Instead, they are bought, in large quantities, by governments, aid agencies, NGOs and the private sector. These partners then work with Vestergaard to distribute LifeStraw® products to disadvantaged people around the world. LifeStraw® is also sold directly to consumers in developed countries through distributors. »

En tant qu’entreprise sociale, où est-ce que Vestergaard trouve ses ressources financières? Est-ce que les gouvernements et les organisations non-gouvernementales sont impliquées dans vos actitités?
As a social enterprise, where does Vestergaard get its revenues? Are governments and non-governmental organizations involved in your activities?

« Conformément au modèle de l’entrepreneuriat humanitaire de Vestergaard, les investissements pour développer les technologies sont largement faits par la société elle-même dans l’attente qu’un marché financé par des donateurs ou par le bas de la pyramide existe. Bien que les consommateurs de ce type de technologies soient des gens dans les pays en voie de développement, les acheteurs sont souvent les gouvernements, les ONG, les donateurs et les organisations confessionnelles. »


« Following Vestergaard’s humanitarian entrepreneurship model, investments to develop technologies are largely made by the company itself with the expectation that a donor-funded or bottom-of-the-pyramid market exists. Although the end users of the technologies are people in developing countries, the paying customers are often governments, NGOs, donors, and faith-based organisations. »

3

Globalement, pensez-vous que les entreprises sociales sont un moyen d’établir une forme de capitalisme durable?
More broadly, do you think that social enterprises are a way to implement a more sustainable form of capitalism?

Au cours de ces dernières années, les investissements dans la santé publique mondiale ont créé des opportunités pour les innovateurs priés, les développeurs de technologies et les investisseurs à se joindre à la lutte contre les maladies infectieuses qui touchent les personnes dans les pays en voie de développement. Sans ces parternariats, les communautés à risque ne recevraient pas les technologies qui empêchent les maladies mortelles, et les objectifs mondiaux quant à l’amélioration de la qualité de vie ne pourraient être atteints.

Une contribution notable où Vestergaard a été impliqué directement est la collaboration étroite avec le Carter Center et leur stratégie pour éliminer le ver de Guinée à l’échelle mondiale. Vestergaard a fourni plus de 23 millions de filtres de ver de Guinée au Carter Center et la maladie a diminué de 3,5 millions de cas en 1986 à seulement 148 cas en 2013, une éradication presque totale. »


« In recent years, investments in global public health have created opportunities for private innovators, technology developers and business investors to join the fight against infectious diseases affecting people in developing countries. Without these partnerships, at-risk communities would not receive technologies that prevent life-threatening diseases and global objectives toward health gains could not be achieved.

One notable contribution that Vestergaard has been directly involved with is the company’s close partnership with The Carter Center and their vision to eliminate Guinea worm disease globally. Vestergaard has supplied more than 23 million Guinea worm filters to The Carter Center and the disease has decreased from 3.5 million cases in 1986 to near eradication with only 148 cases in 2013. »

Quel est le plus grand défi pour Vestergaard?
What is the biggest challenge faced by Vestergaard?

« Le plus grand défi est la perpétuelle incertitude par rapport à la durabilité en ce qui concerne l’approvisionnement d’outils de santé importants tels que LifeStraw®. La réalité est qu’il y a un nombre limité de financement de l’aide publique qui doit être morcelé entre les différentes initiatives reliées à la santé. Une véritable durabilité peut être fondée sur de nouveaux programmes innovateurs qui utilisent des approches alternatives au financement. »


« The greatest challenge is the perpetual uncertainty regarding sustainability as it relates to the provision of important health tools such as LifeStraw®. There is such a limited pool of public aid funding that must be parceled to so many important health initiatives. True sustainability in the future may be grounded in innovative new programs that employ alternate approaches to financing. »

1


Click here for more articles written in English!

  • share on facebook
  • share on twitter
  • share on google+

Cofondateur

    5 Commentaires

    • Même s’il est difficile de remettre en cause l’alternative intéressante que représente cette paille (sur le court terme uniquement), je me permets toutefois d’émettre quelques doutes quant au fait que ce serait l’objet miracle qui permettra d’éradiquer le problème de l’accès à l’eau potable pour les 800 millions de personnes concernées…
      On peut par exemple citer son prix qui reste rédhibitoire en dehors du schéma d’une distribution gratuite organisée par une organisation humanitaire ou par le Ministère de la Santé d’un État ou l’absence d’indicateur relatif à la saturation du filtre ce qui peut mettre en danger ses utilisateurs. Enfin et surtout, ça ne fait que déplacer le problème. Il reste en effet important pour ne pas dire primordial de rappeler que l’existence d’un tel objet ne doit pas déresponsabiliser les autorités gouvernementales pour qui la responsabilité de développer l’accès à l’eau potable leur incombe au premier chef.

      J’explique tout cela plus en détail ici: http://urgence-developpement.fr/lifestraw-une-vraie-fausse-bonne-idee/

    • Répondre avril 11, 2014

      Impact Magazine

      Merci pour votre commentaire. Néanmoins, il est bon de rappeler que ce produit se concentre sur l’amélioration de la qualité de l’eau dans les pays en développement et en aucun cas sa quantité ou un accès facilité à des sources inexistantes. Bien que des efforts restent à faire même au point de vue de sa qualité, puisque les métaux lourds ne sont pas filtrés par LifeStraw®, ce produit représente une solution non négligeable aux crises humanitaires et autres types de situation d’urgences dans les pays en développement.
      Enfin, il nous semble nécessaire de montrer que des entreprises, et pas seulement des ONG spécialisées, ont le potentiel d’apporter des solutions pour améliorer la qualité de vie des populations les plus défavorisées.

    • Répondre juin 1, 2014

      Paul

      Idée de génie!

    Votre avis Cliquez ici pour annuler la réponse.

    Répondre à Urgence-Développement Annuler la réponse.