Quand les réseaux sociaux se veulent pompes funèbres

Si la longévité humaine s’allonge nettement au fil des siècles, l’homme est d’ores et déjà dépassé par un rival plus jeune et insoupçonné: les réseaux sociaux. Twitter, Instagram ou Facebook : de plus en plus de réseaux mettent en place des outils pour que votre double numérique puisse perdurer, de votre vivant ou non.

Source: Gonzalolira.blogspot.com

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Trépassez en paix, Facebook s’occupe de tout

Léguer votre compte Facebook à un tiers après votre mort, pour qu’il puisse en reprendre le contrôle : c’est l’une des dernières fonctionnalités (disponible uniquement aux Etats-Unis pour l’instant) mise en avant par le réseau social au logo bleu. Une possibilité qui, si elle peut laisser perplexe, n’a pourtant rien de nouveau.

Depuis 2007, Facebook permet de déclarer le décès d’un individu. Une fois la validité de la demande établie (à l’aide d’un certificat de décès, notamment), le compte en question (où la mention « En souvenir de » est ajoutée) n’est plus modifiable. Désormais, le légataire pourra devenir le « gestionnaire » du compte, en modifiant du texte, ajouter du texte ou supprimer le profil. Notons que les messages privés ne font pas partie de cela.

© mondomix

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Tous parés contre la mort

Si Facebook s’est correctement armé pour préparer la mort de ses utilisateurs, la société de Mark Zuckerberg est loin d’être une exception. Sous réserve de fournir un certificat de décès, il est possible de désactiver un compte TwitterGoogle fait de même, en englobant des services comme Gmail , YouTube ou Google +.

Vous pouvez programmer la suppression de vos données après trois, six ou plus de douze mois sans connexion. Instagram permet aussi de déclarer une disparition, en étant muni d’un certificat de naissance et de décès de la personne en question, la preuve que l’on représente la personne et une nécrologie. Le même son de cloches se fait entendre du côté de Pinterest, LinkedIn ou bien même Yahoo.

 » Vie » après la mort: la loi s’en mêle

Que l’on souhaite conserver son compte après le trépas ou non, la décision reste à l’heure actuelle personnelle. Pourtant, des institutions nationales commencent à se pencher sérieusement sur cette question. La Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) a abordé en 2014 le thème de la « mort numérique« , notamment en opposition au droit à l’oubli.

« Comment concilier le droit à l’oubli numérique et les possibilités d’atteindre l’éternité numérique offertes par la vie en ligne ? D’ici quelques années, une majorité des personnes décédées se sera dotée d’une identité numérique post-mortem. » s’exprime la CNIL dans un communiqué.

Du côté des Etats-Unis, les états fédéraux ont déjà pris des dispositions. L’état de Virginie a promulgué une loi en 2013 en faveur de parents qui souhaitaient accéder au compte Facebook de leur enfant suicidé.

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