Quiproquo sur Twitter

Quelle surprise nous avons eu, en ce matin printanier du 31 Mars, de voir la « tweetosphère » s’acharner sur une offre d’emploi que nous avons postée sur un site dont nous tairons le nom, par peur de représailles sanglantes.

Pour résumer l’amas d’absurdités que nous avons récolté au cours des dernières 24 heures, quelques internautes – plus connus comme les « justiciers du web » – ont perçu notre annonce comme une atteinte aux droits des journalistes.

La raison, le salaire que nous proposons à toute nouvelle recrue, à savoir un montant déplorable de 0€ par mois. Comme chacun le sait, ou pas, le site d’Impact Magazine est exempt de toute sorte de publicité. L’idée de salir nos articles avec des pop-ups ou autres bannières dégueulasses ne nous a jamais convaincu, allez savoir pourquoi…. Effet papillon oblige, cette décision réduit considérablement le potentiel lucratif de notre plateforme, à tel point que nous ne faisons pas de profit. Nous vous voyons venir, vous vous demandez maintenant quel est l’intérêt d’avoir un site si ce n’est de faire du profit.

D’abord, Impact Magazine permet à près de 40 contributeurs d’exercer librement leur passion tout en gagnant de l’expérience dans leur domaine respectif. Ensuite, Impact Magazine permet à ses partenaires culturels et artistiques de diffuser leurs projets et leurs évènements à un plus grand nombre d’internautes. Certains nous ont accusé de garder soigneusement l’argent issu de nos partenariats. Nous avons donc signalé à nos partenaires que nous attendions toujours les virements… pas de réponse.

Les « justiciers du web » en sont même allés jusqu’à comparer notre offre d’emploi à de l’esclavage, or nous tenons à rappeler que notre fonctionnement est basé sur le volontariat, nous établissons la fréquence de publication de nos rédacteurs avec… roulement de tambours… nos rédacteurs eux-mêmes.

Le comble dans cette histoire, c’est qu’il a fallu plusieurs heures à ces protagonistes pour réaliser qu’ils accusaient un magazine britannique du même nom. Au final, quitte à se tromper autant le faire bien.

Histoire de calmer les accusations hâtives une bonne fois pour toutes, Impact Magazine ne génère aucun revenu. Aussi surprenant que cela puisse paraître, il existe des gens qui sont prêts à se démener pour les valeurs qu’ils défendent, à savoir l’ouverture d’esprit, l’enrichissement culturel et le partage d’informations, le tout sans contrepartie financière. Maintenant, si toute cette polémique tourne autour du fait que nous parvenons à développer du contenu relativement satisfaisant en restant indépendants de toute pression monétaire, soit. Certains diront que notre vision utopique des choses mènera à notre perte mais l’indépendance a un coût.

Au fait, merci pour le coup de promo, nous n’avons jamais reçu autant de candidatures pour rejoindre les rangs d’Impact Magazine.

Arnaud & Terry.

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2 Commentaires

  • Répondre avril 1, 2015

    Guillaume

    Bonjour, je suppose que nous avons le droit de vous répondre dans cet espace. Je fais partie de ceux qui sont tombés sur cette annonce, sur ce site que vous ne voulez pas citer. J’ai pensé qu’il s’agissait d’une offre d’emploi (un vrai, pas un stage, ni un quelconque contrat précaire) telle qu’elle était formulée. Sentiment renforcé par cette phrase de la « lettre de candidature indispensable », sans quoi, vous ne donneriez pas suite. Tout cela était logique, jusqu’à ce que je je comprenne qu’il s’agisse de bénévolat pur et simple. Et là, j’ai tiqué.

    Il y avait un tel décalage entre ce que vous demandiez et la réalité (vous cherchez des renforts pour alimenter ce site) que ça posait problème. Surtout avec ce salaire affiché à la fin : 0,00 euros. Vous proposiez un « poste » alors que ce n’est pas le cas, en exigeant une lettre de candidature (alors qu’un simple échange par mail peut suffire, ou l’envoi de quelques liens d’articles parus, comme ça se passe avec certains journaux historiques). Et c’est toute cette façon de présenter les choses qui a créé ce remue-ménage. sans doute était-ce voulu, de votre côté, mais comprenez aussi que ça fasse réagir de voir un « salaire » de 0,00 euros en ces temps difficiles. Vous savez comment marchent les réseaux sociaux.

    Que vous soyez bénévoles, c’est un choix. Mais comprenez aussi que les pigistes sont déjà sous pression partout, dans un secteur de grande précarité, pour ne pas réagir de temps en temps à ce genre d’annonce curieusement formulée. Nous cherchons tous des collaborations, il faut se battre, convaincre, faire le sujets sans même savoir s’ils seront pris. Tout ça pour être payés mal, et avec des délais longs. Et il faudrait en plus se battre pour du bénévolat, vous convaincre avec une lettre (qui est déjà une plaie à faire pour un vrai travail, payé) ? Le coup est un peu rude, pour le coup.

    Pour le reste, je trouve regrettable de ne pas admettre que votre annonce, ainsi formulée sur un site d’emploi, pouvait avoir créé un quiproquo, comme vous dites. Vous vous contentez de nous qualifier de « justicier du Web », sans vous pencher ce qui a pu créer ces réactions. A trop vouloir être au-dessus de la mêlée, on ne voit plus le ballon, et c’est dommage.

    Je ne me sens pas un justicier du Web, je m’estime juste en droit de vous dire que cette annonce était maladroite. Par ailleurs, cette affaire de bénévolat pose une question. Quel est l’avenir de ce site ? Veut-il devenir un « pure player » de la presse en ligne, et de payer à terme des gens (ce que vous ne dites jamais), ou non ? Avez vous des projets d’en faire un site qui rémunère les rédigeants qui créent la richesse (le contenu), avec des abonnements, des contenus payants, une version papier (comme Isjberg le projette ?) Ou alors est-ce une simple vitrine, qui vous sert à ceux qui publient et à ceux qui l’ont créé, pour d’autres activités (marketing, communication) ? Il y a beaucoup de sites qui assument leur indépendance (Médiapart, par exemple) mais le travail gratuit est-il un projet qui tienne la route ? Comment vont vivre les journalistes si plus personne ne les rémunère ? Qui pourra encore faire ce métier, à moins d’en faire un hobby passionnel ?

    Voilà, j’en finis là. Je ne souhaite pas polémiquer, ni mettre de l’huile sur le feu, juste vous expliquer ce qui a pu choquer, faire réagir, et poser un certain nombre de questions qui ne me semblent pas illégitimes.

    Cordialement

    Guillaume

  • Répondre avril 1, 2015

    E.E.

    Bonjour LeWeb,

    Je me suis faite, moi aussi embobinée par cette organisation honteuse qu’est Impact Magazine. Soyez rassurés, malgré mes mains menottées sur mon clavier du lever au coucher du soleil, forcée à me renseigner puis rédiger, je survis grâce aux quelques parts de pizza que les fondateurs nous donnent a manger un jour sur deux.

    Bref, en espérant avoir eu votre attention, je fais en effet partie de l’équipe et oui mon salaire est aussi de €0.00 (£0.00 plutôt parce que nous sommes basés en Angleterre). Pour rajouter deux mots à cette contrepartie, j’aimerai bien remercier Impact Magazine pour me donner un espace dans lequel je peux exercer mes passions, une place au sein d’une équipe composée de membres qui m’inspirent et un passe temps qui fais que m’enrichir lorsque je rentre de mon travail rémunéré.

    Je trouve ça super de dénoncer les injustices et je pointe aussi du doigt toute forme de travail forcé. Faites tout de même attention à ne pas vous mêler les pinceaux. Vous risquez de nous blesser les ailes dans votre élan… Dans un monde incertain où il est facile de se sentir petit, toute initiative comme celle d’Impact Magazine m’est perçue telle un souffle d’espoir.

    A une prochaine fois,
    Esclave Epanouie

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