Smiljan Radic, ambassadeur de la Serpentine Gallery 2014

Après Edimbourg, c’est à Londres que l’on pose nos valises, on se prend quelques heures pour courir vers Kensington Garden! Au cœur des jardins de la Couronne se trouve la Serpentine Gallery, un lieu devenu incontournable dans le monde de l’art contemporain. Chaque été, depuis les années 2000, un architecte internationalement reconnu, n’ayant pas encore construit dans la capitale anglaise, conçoit une installation éphémère dans lequel différents événements culturels sont organisés et accessibles à tous les promeneurs curieux.

L’essentiel dans l’Architecture ? Marcio Kogan, architecte brésilien, nous répond «qu’elle soit vecteur d’émotions, écrin de souvenirs ». Cette jolie perception, rejoint parfaitement l’idée à l’origine du concept des pavillons. Selon les années, chaque projet essaye de proposer une lecture sensorielle de l’architecture contemporaine. Le résultat est surprenant, toujours issu d’un long processus de réflexion entre les différentes équipes d’artistes, architectes et ingénieurs. Un nouveau langage architectural prend forme, s’exprime, les promeneurs peuvent découvrir pendant quelques mois une petite folie structurelle, pleine de poésie, dialoguant parfaitement avec son contexte ou au contraire parfois volontairement provocante. En 2013, l’architecte japonais Sou Fujimoto, s’installait dans les jardins de Kensington avec une création conçue en toute légèreté, d’une finesse quasi immatérielle, directement sortie d’un film de Miyazaki.

PHOTO2PAVILLON2013SOUFOUJIMOTO

Cette année, Smiljan Radic investit les lieux. Figure montante de la scène architecturale, l’architecte chilien reste néanmoins encore peu connu du grand public. Il s’est d’abord fait un nom à travers des réalisations assez radicales au Chili, puis à l’étranger dans le domaine de la construction individuelle et l’aménagement d’espaces publics. Aujourd’hui le talent de Monsieur Radic n’est plus à démontrer, il a remporté tout récemment le concours pour la réalisation de la Tour des Télécommunications de Santiago.

Smiljan Radic proejt restaurant chili

Son œuvre éphémère que l’on peut visiter jusqu’au 25 octobre 2014, s’inscrit dans la tradition des petites « constructions romantiques ». Une passerelle en bois permet d’accéder à l’ovni ou donut, conçu à partir d’une coquille en fibre de verre, qui semble simplement être en équilibre sur d’imposantes pierres de carrière. Les poteaux en acier soutenant l’ensemble de la structure se remarquent à peine. Selon l’angle d’observation, l’allure générale de l’édifice presque trop primitive est contrastée grâce l’intégration d’une ouverture métallique se prolongeant à l’extérieur du projet. On se retrouve au cœur du patio imprégné d’une lumière naturelle presque translucide. Chaque recoin devient alors une invitation à la détente, un café entre les mains, on laisse le temps filer où bon lui semble. La capitale londonienne est déjà loin…

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