Vine: une boucle de six secondes qui dure depuis deux ans

Le 24 janvier dernier, la plate-forme de vidéos Vine célébrait ses deux ans d’existence. L’occasion de revenir sur les temps forts de l’application, devenue une plate-forme phare pour le partage de vidéos.

Une recette simple pour un succès fulgurant

Un smartphone, une caméra et six secondes. Les ingrédients derrière l’application Vine sont plutôt anodins. Pourtant, l’application au logo vert connaît un succès monstre : plus de 40 millions d’utilisateurs, et 100 millions de vidéos vues chaque mois. Pour rappel, Vine (disponible gratuitement sous iOS, Windows Phone ou Android), cela consiste en des vidéos de six secondes maximum, qui tournent en boucle. A travers l’application, il est possible de monter les vidéos filmées. A la fois outil, mais aussi réseau social, Vine permet de regarder, commenter ou « liker » les vidéos d’autres utilisateurs. Derrière Vine, se trouve le géant Twitter. Pourtant, la société de microblogging n’est pas à l’origine de Vine. Ses concepteurs sont Rus Yusupov, Dom Hofman et Colin Kroll, trois développeurs américains. Ils ont présenté l’application en juin 2012 ; Twitter a racheté l’application en octobre 2012 pour environ 970 millions de dollars.

Le sport et l’humour à l’honneur

Très vite, Vine s’est imprégné dans le paysage audiovisuel. Instagram (la plate-forme rivale de Vine, détenu par Facebook, avec 140 milllions d’utilisateurs actifs) a proposé une fonction vidéo en juin 2012, soit quelques mois après la présentation de Vine. Les amateurs de sport ou bien les médias sportifs ont fait de Vine l’outil idéal pour immortaliser un but ou une action décisive. Un engouement au grand dam des ayants droits (beIN Sports, Canal + etc…) qui souhaitent réguler la diffusion de leur contenu sur ce réseau.

On peut aussi trouver sur Vine une grande communauté d’humoristes, séduite par le format des six secondes. Outre-Atlantique, de nombreux utilisateurs (ou Viners) se sont démarqués du lot, comme Curtis Lepore, BatDad ou encore Marlo Meekins. La France n’a pas été épargnée par cette vague. On peut donc y retrouver de nombreuses célébrités, comme Norman, John Rachid ou Mister V. Toutefois, on peut aussi construire sa notoriété, comme l’a fait, Gaspar, sous le pseudonyme Gaspar Films. Ce Genevois de 18 ans utilise Vine depuis deux mois, mais il totalise déjà plus de 26 000 abonnés. « J’ai ouvert un compte Vine il y a deux ans, sans vraiment l’utiliser. Un jour, j’y ai posté une vidéo humoristique, un peu au hasard ; et cette vidéo a été vue 60 fois. C’est là que je suis dit qu’il y avait quelque chose à faire ».

« Il me faut quatre heures pour réaliser un Vine »

 Dès lors, Gaspar prend sa fonction de Viner au sérieux. Régularité de posts, prévision de contenu à l’avance : il s’y prend au sérieux. « Pour moi, Vine, c’est avant tout un loisir. Mais j’y applique la même rigueur que pour un travail ». D’autant que si une vidéo ne peut dépasser six secondes, son élaboration peut prendre beaucoup plus de temps. « Il me faut environ quatre heures pour réaliser un Vine. Dans ce laps de temps, je trouve l’idée, je la mets en place, je dois rechercher des collaborateurs si besoin est, puis je tourne et monte la vidéo pour ensuite la publier ». Toutefois, Vine ne détient pas le monopole de la vidéo sur le Web. Facebook, YouTube, Vimeo ou encore Instagram jouent tous sur le même tableau. « C’est la communauté sur Vine qui fait la différence. Les gens sont plus sympas » juge t-il.

Si Vine est apprécié pour son contenu ludique, l’application sert aussi de vitrine pour des événements plus grave. C’est sur Vine que les premières images concernant  les attentats du marathon de Boston se sont propagées mondialement. L’application a aussi servi à couvrir des les événements de Ferguson, ou les manifestations concernant Charlie Hebdo.

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